VIGIL CONSILIUM
Le contexte, pas les gros titres.
Couverture · Sahel central

Sahel

Humanitaire

Ce que le conflit fait aux personnes qui s’y trouvent — qui a été déplacé, qui a été touché, quels systèmes civils sont défaillants, et si l’assistance peut les atteindre.

Sahel central / Afrique de l’Ouest Système régional Publié

Publié
Données au
2026-08
Couverture revue
2026-11-01

Revue hebdomadaire / mises à jour au fil des événements

ÉvaluationConfiance modérée

Niveau régional général uniquement. Cette surface ne cartographie jamais les routes d’aide, l’emplacement des installations ni aucun détail opérationnel. Les localisations sont ici régionales ; aucune installation, aucun entrepôt, aucun itinéraire de convoi ni aucun calendrier d’aide n’est publié où que ce soit dans ce module.

État actuel

Ce à quoi ressemble aujourd’hui la pression sur les civils

Confiance modérée · Données au 2026-08

La crise humanitaire du Sahel central n’est pas un effet secondaire de la guerre ; c’est le milieu dans lequel la guerre se livre. Blocus, sièges, insécurité routière et violence communautaire produisent les déplacements, la faim et les fermetures d’écoles — et la même insécurité bloque la réponse. Deux choses comptent, à propos des chiffres ci-dessous, autant que les chiffres eux-mêmes. D’abord, ce sont des estimations d’agences à l’échelle régionale, et elles sont souvent révisées. Ensuite, et plus sérieusement, elles ne sont pas également à jour : le Burkina Faso — qui accueille environ les trois quarts des déplacés de la région — n’a publié aucun décompte consolidé des déplacements depuis mars 2023, de sorte que le chiffre encore cité pour lui en 2026 date de trois ans. Lorsque c’est le cas, cette page le signale à côté du chiffre plutôt qu’en bas de page.

Lire le tableau complet

  • Région : déplacés d’ici fin 2026 (projection)~5.7 millionsAu 2026Confiance modéréeProjection du HCR pour le Sahel central, la Mauritanie et les États côtiers du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo, en hausse par rapport à 4 millions au 30 sept. 2025. Inclut les réfugiés et les apatrides, pas seulement les déplacés internes
  • Burkina Faso : déplacés internes2.1 millionsAu 2023-03Confiance faibleDERNIER CHIFFRE OFFICIEL DISPONIBLE, ET NON UNE MESURE ACTUELLE. Aucun décompte consolidé des déplacements n’a été publié depuis mars 2023. Il est encore largement cité sous des dates de 2026 — l’aperçu d’OCHA sur le Sahel d’avril 2026 le reprend sans changement — et il date de trois ans. Deux relevés partiels existent à côté et ne peuvent pas être conciliés avec lui : le suivi de l’OIM de 2025 situait les déplacés près de deux millions, et le conseil national de secours d’urgence a signalé plus de 1.1 millions de retours dans les zones d’origine jusqu’en octobre 2025. À lire comme le dernier décompte établi plutôt que comme celui d’aujourd’hui
  • Burkina Faso : nouveaux déplacements par an~400,000 (2025)Au 2025Confiance faibleEnregistrés par la plateforme de coordination de réponse rapide, similaires à ceux de 2024 et en baisse par rapport à environ 700,000 par an en 2022–2023. Un chiffre de flux, pas de stock — il ne peut ni s’ajouter au total de 2023 ni s’y substituer
  • Burkina Faso : personnes dans le besoin4.5 millions (1.2 M ciblées)Au 2026Confiance modéréeOCHA. La baisse par rapport aux années précédentes découle d’un changement de méthodologie de ciblage fondé sur les zones accessibles, qui, selon OCHA, ne traduit pas une amélioration — la même réserve que pour les chiffres du Mali
  • Mali : personnes dans le besoin5.1 millionsAu 2026Confiance élevéeOCHA, Humanitarian Needs and Response Plan 2026. En baisse de plus de 20 % par rapport à 2025 — un changement de MÉTHODOLOGIE, qui, selon OCHA, ne reflète aucune amélioration des conditions
  • Mali : personnes ciblées par la réponse3.8 millionsAu 2026Confiance élevéepour un besoin de financement de 577.9 M$ US ; le besoin de financement, les personnes dans le besoin et les personnes ciblées ont chacun baissé de plus de 20 % avec la même révision méthodologique
  • Mali : déplacés internes~414,500Au 2026-02Confiance modéréeMatrice de suivi des déplacements de l’OIM, février 2026, environ dix pour cent au-dessus de février 2025 ; ~58 % d’enfants. Fondé sur l’enregistrement — sous-estime les déplacements non enregistrés, et est antérieur aux offensives d’avril–mai 2026
  • Mali : total des déplacés, à l’intérieur et à l’extérieur737,000+Au 2026-08Confiance modéréeUne population différente de celle du chiffre des déplacés internes ci-dessus, et non une révision de celui-ci — elle compte les Maliens déplacés hors du pays comme à l’intérieur
  • Mali : insécurité alimentaire aiguë1.56 millions de personnesAu 2026Confiance modéréeprojection pour 2026 ; poches de conditions proches de la famine signalées dans le nord
  • Mali : malnutrition infantile sévère227,000+ enfantsAu 2026Confiance modéréeprojection d’OCHA
  • Mali : financement de l’appel 2025~21 % de 771 M$ USAu 2025-12Confiance élevéele taux de financement le plus bas en dix ans
  • Niger : personnes dans le besoin~3.1 millions (2 M ciblées)Au 2026-03Confiance modéréePlan de besoins et de réponse humanitaires 2026 de l’OCHA, lancé en mars 2026 avec un besoin de financement d’environ 674 M$ US, tel que relayé par les notes pays du PAM — 3.1 millions de personnes dans le besoin en mars et 3.0 millions en avril, dont 2 millions ciblées dans 32 départements contre 31 en 2025. À lire à côté du chiffre plus élevé de l’appel de l’UNICEF (3.9 millions), qui repose sur une autre base
  • Niger : déplacés — déplacés internes, réfugiés et rapatriés~938,000Au 2025-09-30Confiance modéréeLe décompte du HNRP de l’OCHA, en hausse de 5.7 % par rapport à 2024 ; Tillabéri, Diffa et Tahoua sont les régions les plus touchées. Une population combinée, non un décompte des déplacés internes, et Diffa relève du système du lac Tchad, hors de ce module
  • Niger : déplacés internes~548,000Au 2026-06-30Confiance modéréeChiffre du gouvernement et du HCR sur le portail de données du HCR au 30 juin 2026. Le HCR relève que le total des déplacés internes évolue au gré du processus de validation du comité national autant que des déplacements ; le décompte de Tahoua a augmenté de 16 % entre juin 2025 et juin 2026
  • Niger : insécurité alimentaire grave (projetée)2.4 millionsAu 2026Confiance modéréeCadre Harmonisé, décembre 2025, projection pour 2026

Modifié dans le bulletin — 2026-10-25 · Volet humanitaire mis à jour

La pression sur les civils, en tant qu’objets d’analyse Les 6 pressions que ce module publie sur le Sahel, sous forme d’objets sélectionnables. Chacune porte son état actuel lorsque le module en indique un, ses propres chiffres, l’analyse qu’en fait le module et — lorsque le corpus en établit un — le mécanisme par lequel les conditions de sécurité l’atteignent.Interroger le Sahel dans Explorer

Déplacements de population

Déplacements dans trois États

Où se trouvent réellement les déplacés, la qualité du décompte de chaque État, et ce qu’une suspension de l’enregistrement fait au chiffre.

Déplacements en cours ; le décompte du Burkina Faso date de 2023 Au 2026-08

Protection

Protection des civils

Les civils entre groupes armés, forces de l’État et leurs partenaires, et qui documente ce qui leur arrive.

Civils ciblés depuis plusieurs directions à la fois Au 2026-10

Alimentation et eau

Sécurité alimentaire et chocs climatiques

Blocus, prix sur les marchés et défaillance des pluies — trois voies vers la même faim, dont une seule est agricole.

Pénuries dues au blocus ; poches de quasi-famine signalées Au 2026-07

Santé et services

Les services sous la guerre

Écoles et centres de santé fermés par l’insécurité plutôt que détruits par elle, et ce que cela retire à une génération.

Des milliers d’écoles fermées ; soins de santé intermittents Au 2026

Accès humanitaire

Accès humanitaire

Si l’assistance peut seulement circuler — les routes, les négociations et les parties au consentement desquelles chacune est suspendue.

L’accès est la contrainte déterminante Au 2026-04-27

Assistance et financement

La réponse et son déficit

Ce que demandent les appels, ce qu’ils reçoivent, et quelle catégorie de bénéficiaires est réduite en premier lorsqu’ils ne sont pas financés.

Réponse majeure la moins financée ; appel 2025 du Mali financé à ~21 % Au 2026-06

Comment les pressions reposent les unes sur les autres Les dépendances que ce module établit entre ses propres pressions. Une relation, non une conséquence — ce que ferait réellement une perturbation relève d’une chaîne d’impact, et seulement lorsque le corpus en établit une.

Un lien indique qu’une pression repose sur une autre. Ce n’est pas une cascade de défaillances : il ne porte ni ampleur, ni séquence, ni calendrier, et rien ici ne dit ce qui se passe lorsqu’une pression est perturbée. Lorsque le corpus l’établit, il s’agit d’une chaîne d’impact, avec ses propres étapes et ses propres degrés de fondement à chaque étape, accessible depuis la pression elle-même.

Le tableau complet8 blocs d’analyse et 11 chiffres datés, classés sous les pressions ci-dessus — les mots du module lui-même, avec leurs propres millésimes

Tout ce qui suit est rédigé dans la fiche humanitaire de ce module. Les chiffres portent le millésime de la publication qui les a produits, non la date de cette page : la section est gradée en confiance modérée et ses données sont indiquées au 2026-08.

Déplacements dans trois ÉtatsDéplacements de population

Situation actuelleDéplacements en cours ; le décompte du Burkina Faso date de 2023Au 2026-08

Environ les trois quarts des déplacés du Sahel central se trouvent au Burkina Faso, dont le décompte consolidé a été publié pour la dernière fois en mars 2023.

Où se trouvent réellement les déplacés, la qualité du décompte de chaque État, et ce qu’une suspension de l’enregistrement fait au chiffre.

Évalué au 2026-08jamais revu en tant qu’objet

Déplacements — des zones nommées, jamais des itinéraires

  • Déplacements internesRégions du Burkina Faso touchées par le conflit vers Ailleurs au Burkina Faso2.1 millions · pour 2023-03 · Confiance faible — Le dernier décompte consolidé, de mars 2023 ; le flux de 2025, d’environ 400,000, est une mesure différente et ne s’y ajoute pas.
  • Déplacements internesNord et centre du Mali vers Ailleurs au Mali~414,500 · pour 2026-02 · Confiance modérée — Fondé sur les enregistrements, et antérieur aux offensives d’avril–mai 2026.
  • Au-delà d’une frontièreMali vers Mauritanie, Niger et Burkina FasoAucun chiffre · 2026-08 — Aucun chiffre distinct de réfugiés n’est publié ici ; le total de 737,000+ compte ensemble les Maliens déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Ce qui changerait la situation

  • Déplacements depuis le nordSi les combats de 2026 autour de Kidal, d’Anéfis et de Ménaka produisent des flux sortants durables vers la Mauritanie, le Niger et l’Algérie.
Chaque chiffre indique la date à laquelle il se rapporte, le fondement sur lequel il repose et son propre degré de confiance. Rien sur cette page n’additionne ni ne compare deux millésimes, et un besoin, une capacité, une déclaration d’opérateur et un texte de loi ne sont jamais présentés comme le même type de chiffre.
IndicateurValeurAuConfiance
Région : déplacés d’ici fin 2026 (projection)Projection du HCR pour le Sahel central, la Mauritanie et les États côtiers du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo, en hausse par rapport à 4 millions au 30 sept. 2025. Inclut les réfugiés et les apatrides, pas seulement les déplacés internes Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ ~5.7 millions2026Confiance modérée
Burkina Faso : déplacés internesDERNIER CHIFFRE OFFICIEL DISPONIBLE, ET NON UNE MESURE ACTUELLE. Aucun décompte consolidé des déplacements n’a été publié depuis mars 2023. Il est encore largement cité sous des dates de 2026 — l’aperçu d’OCHA sur le Sahel d’avril 2026 le reprend sans changement — et il date de trois ans. Deux relevés partiels existent à côté et ne peuvent pas être conciliés avec lui : le suivi de l’OIM de 2025 situait les déplacés près de deux millions, et le conseil national de secours d’urgence a signalé plus de 1.1 millions de retours dans les zones d’origine jusqu’en octobre 2025. À lire comme le dernier décompte établi plutôt que comme celui d’aujourd’hui Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ 2.1 millions2023-03Confiance faible
Burkina Faso : nouveaux déplacements par anEnregistrés par la plateforme de coordination de réponse rapide, similaires à ceux de 2024 et en baisse par rapport à environ 700,000 par an en 2022–2023. Un chiffre de flux, pas de stock — il ne peut ni s’ajouter au total de 2023 ni s’y substituer Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ ~400,000 (2025)2025Confiance faible
Mali : déplacés internesMatrice de suivi des déplacements de l’OIM, février 2026, environ dix pour cent au-dessus de février 2025 ; ~58 % d’enfants. Fondé sur l’enregistrement — sous-estime les déplacements non enregistrés, et est antérieur aux offensives d’avril–mai 2026 Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ ~414,5002026-02Confiance modérée
Mali : total des déplacés, à l’intérieur et à l’extérieurUne population différente de celle du chiffre des déplacés internes ci-dessus, et non une révision de celui-ci — elle compte les Maliens déplacés hors du pays comme à l’intérieur Sources : UNHCR operational data (Mali situation)↗ 737,000+2026-08Confiance modérée

Où se trouvent réellement les déplacés, et la qualité de leur décompte

Au 2026-08

Environ les trois quarts des déplacés internes du Sahel central se trouvent au Burkina Faso — qui est aussi le pays dont les chiffres sont les moins à jour. Son décompte consolidé n’a pas été officiellement mis à jour depuis mars 2023, lorsqu’il s’élevait à 2.1 millions ; ce chiffre est encore cité sous des dates de 2026 et date de trois ans. Ce qui a continué, ce sont les données de flux : environ 400,000 nouveaux déplacés enregistrés en 2025, un niveau comparable à 2024, en baisse par rapport à environ 700,000 par an en 2022–2023. Un flux en baisse face à un stock non mesuré ne peut pas être lu comme une amélioration, et ce module ne le lit pas ainsi. Les chiffres du Mali, en revanche, sont à jour, mais mesurent deux populations différentes — environ 415,000 déplacés internes enregistrés, et plus de 737,000 déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Les déplacements au Niger ne sont pas encore couverts ici du tout. Le résumé honnête est que la plus grande crise de déplacement de la région est la moins bien comptée.

Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ · UNHCR operational data (Mali situation)↗

Déplacements au Mali

Au 2026-08

Les déplacements se concentrent dans les régions du nord et du centre et suivent les combats : les offensives de 2026 ont déplacé des personnes de Kidal, de Ménaka et des campagnes de Mopti, tandis que des vagues antérieures, venues de la région de Ménaka, fuyaient les campagnes de l’État islamique au Sahel. Des réfugiés maliens sont passés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso — des pays confrontés à leurs propres crises. Deux chiffres sont publiés sur cette page et ils ne sont pas interchangeables : environ 415,000 personnes sont enregistrées comme déplacées internes, tandis que plus de 737,000 Maliens sont signalés comme déplacés à l’intérieur et à l’extérieur du pays. L’écart correspond à la population réfugiée et aux limites de l’enregistrement, et lire l’un ou l’autre chiffre isolément sous-estime ou attribue mal le mouvement. Les déplacés du Mali ne sont à leur tour qu’une fraction des ~2.8 millions du Sahel central, ce qui est précisément le propos : il s’agit d’une seule urgence régionale, non de trois urgences nationales.

Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ · UNHCR operational data (Mali situation)↗

Protection des civilsProtection

Situation actuelleCivils ciblés depuis plusieurs directions à la foisAu 2026-10

Les civils entre groupes armés, forces de l’État et leurs partenaires, et qui documente ce qui leur arrive.

Évalué au 2026-10jamais revu en tant qu’objet

Protection des civils

Au 2026-10

Les civils sont visés de plusieurs directions à la fois : attaques et blocus djihadistes ; massacres de l’État islamique au Sahel dans la zone des trois frontières ; violences et représailles des milices communautaires, comme à Ogossagou ; et exactions documentées lors d’opérations de l’État et de ses partenaires russes, dont Moura en 2022 reste la plus grave. Des frappes de drones contestées près de Tinzaouatène ont ajouté une catégorie supplémentaire. Les frappes aériennes sont désormais la partie croissante de ce dossier : une enquête publiée le 31 juillet 2026 a rapporté que des frappes d’Africa Corps sur le village de Kyrnia, dans la région de Mopti, le 15 juin 2026, avaient tué huit civils, dont trois enfants, à la résidence d’un chef de village et sur un marché au bétail. Le schéma qu’illustre ce cas compte au-delà de l’incident — considérer la présence d’un groupe armé dans une localité, ou son contrôle de celle-ci, comme un motif suffisant pour frapper des lieux civils qui s’y trouvent. En octobre 2026, Human Rights Watch a documenté de nouvelles frappes de drones apparemment militaires contre des civils, notamment à Guélédié, dans la région de Mopti, le 16 septembre, ainsi que la torture de détenus par des soldats et, selon les versions des détenus, par du personnel d’Africa Corps dans une base militaire de Sévaré entre mai et août ; aucun des deux ministères de la Défense n’a répondu. Le 18 octobre, des hommes armés imputés par des sources locales et sécuritaires à Islamic State Sahel, qui n’a fait aucune revendication, ont tué des dizaines de civils dans des camps près de Ménaka, dans ce que ces sources décrivent comme des représailles à une opération de l’armée et de ses alliés. Les qualifications juridiques de frappes individuelles sont consignées comme les conclusions des organisations qui les formulent ; les enquêtes officielles sur ces cas sont rares. Aucune partie à cette guerre n’y est un acteur irréprochable.

Sources : Human Rights Watch investigations↗ · Global Centre for the Responsibility to Protect — country monitoring↗ · ACLED conflict data & analysis↗ · Reuters↗ · Associated Press↗ · France 24 / RFI↗ · Established international media reporting

Sécurité alimentaire et chocs climatiquesAlimentation et eau

Situation actuellePénuries dues au blocus ; poches de quasi-famine signaléesAu 2026

Blocus, prix sur les marchés et défaillance des pluies — trois voies vers la même faim, dont une seule est agricole.

Évalué au 2026jamais revu en tant qu’objet

Comment les conditions y parviennent

Ce qui changerait la situation

  • Blocus et prix alimentairesLa disponibilité du carburant détermine les coûts de transport, qui déterminent les prix alimentaires à Bamako, Ségou et Kayes. À surveiller : les séries de prix et l’approvisionnement des marchés, pas seulement le nombre d’attaques.
Chaque chiffre indique la date à laquelle il se rapporte, le fondement sur lequel il repose et son propre degré de confiance. Rien sur cette page n’additionne ni ne compare deux millésimes, et un besoin, une capacité, une déclaration d’opérateur et un texte de loi ne sont jamais présentés comme le même type de chiffre.
IndicateurValeurAuConfiance
Mali : insécurité alimentaire aiguëprojection pour 2026 ; poches de conditions proches de la famine signalées dans le nord Sources : World Food Programme assessments↗ 1.56 millions de personnes2026Confiance modérée
Mali : malnutrition infantile sévèreprojection d’OCHA Sources : World Food Programme assessments↗ 227,000+ enfants2026Confiance modérée

Sécurité alimentaire

Au 2026

Ici, la faim est un problème de logistique avant d’être un problème de récolte. Le blocus du carburant a fait monter les coûts de transport et réduit l’approvisionnement des marchés dans tout le pays ; l’insécurité routière bloque les récoltes loin des villes qui en ont besoin ; les blocus de villages dans les zones de Niono et de Mopti coupent les agriculteurs de leurs champs au moment des semis et des récoltes. Des poches de conditions proches de la famine ont été signalées dans des zones du nord, et les taux de malnutrition sont les plus élevés parmi les déplacés.

Sources : World Food Programme assessments↗ · UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗

Chocs climatiques

Au 2026

La variabilité des pluies, la sécheresse et les inondations aggravent toutes les autres pressions, et la concurrence entre agriculteurs et éleveurs qu’elles attisent est l’un des plus anciens terrains de recrutement de l’insurrection. Le climat n’est pas ici une crise distincte — c’est un accélérateur des lignes de fracture existantes du conflit.

Sources : World Food Programme assessments↗

Les services sous la guerreSanté et services

Situation actuelleDes milliers d’écoles fermées ; soins de santé intermittentsAu 2026

Écoles et centres de santé fermés par l’insécurité plutôt que détruits par elle, et ce que cela retire à une génération.

Évalué au 2026jamais revu en tant qu’objet

Dépendances

Repose sur :Accès humanitaire

Systèmes physiques :Les corridors d’importation de carburant du Mali

Les services sous la guerre

Au 2026

Des milliers d’écoles ont fermé dans les régions du centre et du nord, sous l’effet de menaces directes, du déplacement des enseignants et de l’insécurité — l’éducation d’une génération échangée contre la durée de la guerre. Dans les zones disputées, les établissements de santé fonctionnent par intermittence ou pas du tout, sur des chaînes d’approvisionnement qui dépendent des mêmes routes que tout le reste.

Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗

Accès humanitaireAccès humanitaire

Situation actuelleL’accès est la contrainte déterminanteAu 2026

Si l’assistance peut seulement circuler — les routes, les négociations et les parties au consentement desquelles chacune est suspendue.

Évalué au 2026-04jamais revu en tant qu’objet

Changements datés

  • 2026-04-27 · FermetureLe poste frontière de Labbezanga, sur le point de passage fluvial entre le Mali et le Niger, aurait été évacué lors des retraits consécutifs à l’offensive d’avril, puis occupé par Islamic State Sahel.Confiance modérée · Sources : ACLED conflict data & analysis↗ · Established international media reporting
  • 2023-07 · FermetureLe pont Gaya–Malanville entre le Niger et le Bénin a été fermé après le coup d’État ; l’engagement du Bénin à le rouvrir, en juin 2026, n’a débouché sur aucune date.Confiance élevée · Sources : Established international media reporting

Ce qui changerait la situation

  • Négociation de l’accèsSi les agences peuvent continuer à négocier leur passage avec les groupes armés à mesure que le contrôle se fragmente davantage — la différence entre une crise comptée et une crise invisible.

Accès humanitaire

Au 2026

L’accès est la contrainte déterminante. Les routes sont minées et le théâtre d’embuscades, les groupes armés taxent ou bloquent les déplacements, et les régimes d’autorisation sont lents ; les agences négocient leur passage avec quiconque tient chaque tronçon de route. Les contraintes d’accès signifient aussi que les chiffres de cette page sont des planchers, non des plafonds — les zones les moins accessibles sont les moins comptées. Ce module cartographie délibérément les données humanitaires au seul niveau régional général.

Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ · ACLED conflict data & analysis↗

La réponse et son déficitAssistance et financement

Situation actuelleRéponse majeure la moins financée ; appel 2025 du Mali financé à ~21 %Au 2025-12

Ce que demandent les appels, ce qu’ils reçoivent, et quelle catégorie de bénéficiaires est réduite en premier lorsqu’ils ne sont pas financés.

Évalué au 2026-06jamais revu en tant qu’objet

Dépendances

Systèmes physiques :Les corridors d’importation de carburant du Mali

Ce qui changerait la situation

  • Le déficit de financementL’appel de 2025 a obtenu ~21 % des besoins. À surveiller : si le financement de 2026 s’améliore, et ce que les agences réduisent lorsque ce n’est pas le cas.
Chaque chiffre indique la date à laquelle il se rapporte, le fondement sur lequel il repose et son propre degré de confiance. Rien sur cette page n’additionne ni ne compare deux millésimes, et un besoin, une capacité, une déclaration d’opérateur et un texte de loi ne sont jamais présentés comme le même type de chiffre.
IndicateurValeurAuConfiance
Burkina Faso : personnes dans le besoinOCHA. La baisse par rapport aux années précédentes découle d’un changement de méthodologie de ciblage fondé sur les zones accessibles, qui, selon OCHA, ne traduit pas une amélioration — la même réserve que pour les chiffres du Mali Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ 4.5 millions (1.2 M ciblées)2026Confiance modérée
Mali : personnes dans le besoinOCHA, Humanitarian Needs and Response Plan 2026. En baisse de plus de 20 % par rapport à 2025 — un changement de MÉTHODOLOGIE, qui, selon OCHA, ne reflète aucune amélioration des conditions Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ 5.1 millions2026Confiance élevée
Mali : personnes ciblées par la réponsepour un besoin de financement de 577.9 M$ US ; le besoin de financement, les personnes dans le besoin et les personnes ciblées ont chacun baissé de plus de 20 % avec la même révision méthodologique Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ 3.8 millions2026Confiance élevée
Mali : financement de l’appel 2025le taux de financement le plus bas en dix ans Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ ~21 % de 771 M$ US2025-12Confiance élevée

La réponse et ce que le déficit supprime

Au 2026-06

Le Sahel central est la grande réponse humanitaire la moins financée de sa décennie. L’appel de 2025 pour le Mali a été clôturé à environ 21 pour cent de 771 millions de dollars US, le taux le plus bas en dix ans, et le Sahel dans son ensemble a reçu environ 29 pour cent de ce qui était demandé ; le plan 2026 pour le Mali demande 577.9 millions de dollars US pour 3.8 millions de personnes, un chiffre plus faible produit par une méthodologie qui compte les zones accessibles, ce qui, selon OCHA, ne constitue pas une amélioration. Le déficit n’est pas réparti uniformément ; il est appliqué. Le PAM indique avoir dû prioriser davantage en 2026, retirant plus de 200,000 personnes de l’assistance au Mali, et la réduction des rations a coïncidé avec une forte hausse de la population en situation de faim de niveau crise depuis 2023. L’ordre des coupes suit le financement : d’abord l’assistance alimentaire générale hors des zones les plus touchées, puis la nutrition et les cantines scolaires, les déplacés du nord et du centre étant protégés le plus longtemps parce qu’ils sont accessibles et recensés. Le retrait du financement occidental du développement après les coups d’État et la contraction de 2025 du financement humanitaire des États-Unis ont frappé la même population, et c’est pourquoi ce module lit le chiffre de l’appel comme un plancher de la réponse plutôt que comme une mesure du besoin.

Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ · World Food Programme assessments↗

Ce que cela n’établit pas

  • La couverture du financement de 2026 n’est pas encore publiée sous forme de chiffre consolidé de mi-année ni pour le Mali ni pour le Burkina Faso ; les chiffres relatifs aux rations et à la priorisation sont des déclarations d’agences plutôt qu’une série de couverture.

Éléments et degrés de confiance

Chiffres
Estimations d’agences selon leurs propres cycles de révision. Chaque chiffre porte la date à laquelle il se rapporte ; rien sur cette surface ne fait de moyenne, de total ou de comparaison entre deux millésimes.
Confiance
Le degré auquel Vigil considère cette évaluation comme établie. Ce n’est pas une mesure de la gravité de la situation.

Confiance : modérée Données au 2026-08Couverture revue le 2026-11-01 Sources : UN OCHA humanitarian reporting (Mali / Sahel)↗ · UNHCR operational data (Mali situation)↗ · World Food Programme assessments↗ · Global Centre for the Responsibility to Protect — country monitoring↗ · Institute for Security Studies (ISS Africa)↗ · International Crisis Group↗ · ACLED conflict data & analysis↗ · Human Rights Watch investigations↗ Méthodologie